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4 points à retenir de la conférence "L'émancipation des filles par le sport: s'inspirer des bonnes pratiques à travers le monde" - Sport et citoyenneté

4 points à retenir de la conférence « L’émancipation des filles par le sport: s’inspirer des bonnes pratiques à travers le monde »

Lundi 27 mai 2019
Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris

Plus de 150 personnes ont assisté lundi à la conférence internationale organisée par le Think tank Sport et Citoyenneté, à l’Hôtel de Ville de Paris.

Cette matinée était dédiée à la présentation de l’ouvrage « le sport, outil d’émancipation des filles et des femmes à travers le monde », écrit par Marie-Cécile Naves, docteure en science politique et Directrice des études du Think tank (préfaces de Miren Bengoa et de Julian Jappert, postface d’Anne Hidalgo). Cet ouvrage met en lumière 11 bonnes pratiques promouvant l’émancipation des filles et des femmes par ou dans le sport à travers le monde.

Deux tables rondes étaient ensuite proposées, modérées par Marie-Cécile Naves et la journaliste Zineb El Houari, réunissant des personnalités issues du monde politique, académique, médiatique, sportif, économique et du développement international, parmi lesquelles Jean-François Martins, Adjoint aux sports de la ville de Paris, Miren Bengoa, Déléguée générale de la Fondation d’entreprise CHANEL, Laurence Fischer, Fondatrice de l’association « Fight For Dignity », Céline Mas, Présidente d’ONU Femmes France, Iris Bazin, Manager Opportunités pour Tous Paris 2024, Laetitia Habchi, Conseillère Sport et Développement de l’AFD, Vincent Rodriguez, Directeur des Sports de Radio France, Zohra Ayachi, Responsable du football féminin de la marque Kipsta Decathlon, Clément Rémond, Co-président du Comité FSGT 93, Gaëlle Sempé-Huard, Maître de conférences en sociologie et en STAPS, Membre du Comité Scientifique du Think tank Sport et Citoyenneté, Sabrina Delannoy, Directrice Adjointe Paris Saint-Germain Children First, Candice Prévost, responsable du projet Little Miss Soccer ou encore Yianny Ioannou, Directeur des opérations de Tackle Africa.

Trois grands témoins ont également apporté leur soutien à la campagne HeForShe des Nations Unies : Pierre Rabadan, Ancien rugbyman professionnel et Conseiller Sport de la maire de Paris Anne Hidalgo, Julian Jappert, Directeur Général du Think tank Sport et Citoyenneté et Vikash Dhorasoo, Ancien footballeur professionnel, fondateur du mouvement Tatane et consultant sportif.

Des échanges nombreux sur un sujet d’actualité majeur à quelques jours de l’ouverture de la Coupe du monde de la FIFA 2019, au cours desquels plusieurs points-clés ont été identifiés :

Les 4 points clés du débat

1- Un outil de développement multi-dimensionnel

Le sport est considéré par les organisations internationales comme un élément important de développement durable. Il peut servir de levier pour favoriser l’émancipation et l’autonomisation des femmes, tant sur le plan physique que psychologique, comme de multiples exemples l’illustrent à travers le monde.

S’il n’y a pas de bonnes pratiques généralisables partout dans le monde (chaque situation étant par nature différente selon le pays d’intervention, le public visé ou encore les objectifs poursuivis), quelques éléments-clés permettent de garantir la durabilité des actions entreprises : l’investissement des acteurs locaux, leur prise de responsabilités dans le projet et le renforcement de leurs capacités, l’adaptation des programmes d’intervention, l’insertion du programme dans des projets d’intervention multi-dimensionnels, où le sport n’est qu’un levier parmi d’autres, le soutien des autorités locales, la mesure précise de l’impact social  des opérations menées, ou encore l’appui médiatique et économiques que peuvent constituer les grands événements sportifs.

2- Investir sur l’éducation pour briser les préjugés et les stéréotypes

Partout dans le monde, des préjugés et des stéréotypes demeurent quand il s’agit d’évoquer la pratique d’un sport par les femmes ou les filles. L’éducation est le levier d’intervention à privilégier pour déconstruire ces idées reçues, quelquefois présentes dans le langage commun. Le rôle des médias est ici mis en avant, notamment en matière de couverture des événements sportifs féminins, tout comme celui des grands événements sportifs, qui peuvent permettre d’enclencher un élan positif autour de ces enjeux. A l’image de la campagne des Nations Unies HeForShe, l’implication des hommes sur ces sujets est aussi à rechercher.

3- Accompagner la professionnalisation du sport féminin

Rendre plus visible le sport féminin dans la durée et éviter que l’attention médiatique ne s’effondre une fois la Coupe du Monde terminée exige une approche globale, qui passe notamment par une professionnalisation de l’environnement dans lequel le spectacle s’inscrit : développement des moyens, réflexion sur le statut des joueuses, amélioration des conditions de tournage, stratégie marketing permettant de favoriser l’engagement des partenaires économiques… Cela implique également de visibiliser les belles histoires autour du spectacle sportif en tant que tel, et d’identifier des role model permettant d’incarner ces messages, notamment auprès des jeunes générations.

4- Un héritage à construire avec l’ensemble des acteurs

L’impact du sport sur la société est au cœur des travaux de Sport et Citoyenneté, qui traitera dans les semaines à venir de ce sujet à travers la réalisation d’études de benchmark, la conduite d’actions de plaidoyer, le relais des actions menées par les associations actives sur ce sujet et l’organisation de débats.

 

L’ouvrage « le sport, outil d’émancipation des filles et des femmes à travers le monde » est disponible sur Amazon en format broché ou Kindle, et est également disponible pour les membres de Sport et Citoyenneté en cliquant ici. 

 

 





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