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"Casser les préjugés et changer de regard sur le handicap " - Sport et citoyenneté

« Casser les préjugés et changer de regard sur le handicap »

Les « Débats du Sport Solidaire » répondent à la volonté de la Fondation d’entreprise FDJ de créer un rendez-vous régulier pour échanger autour du sport et du rôle qu’il joue dans la société.

Initiés par la Fondation d’entreprise FDJ associée au think tank Sport et Citoyenneté, les Débats du Sport Solidaire s’intéressent pour leur première édition en 2016 à la question de la pratique sportive des personnes en situation de handicap.

Mais l’appel des grands espaces est toujours présent. En parallèle de sa carrière paralympique, Damien Seguin s’inscrit sur le circuit des courses au large, participant notamment à deux Transat Jacques Vabre (avec une 2e place en 2011) et à deux Route du Rhum (8e place en 2014). En 2020, c’est au Vendée Globe qu’il rêve de s’attaquer, pour ce qui serait son premier tour du monde en solitaire et sans escale. Un sacré défi pour ce marin d’exception, et une formidable caisse de résonance pour le message qu’il porte depuis plus de 10 ans à travers son association « Des Pieds et Des Mains », dont l’objectif est de faire volet en éclat les préjugés sur le handicap.Porte-drapeau et capitaine de l’Équipe de France Paralympique aux Jeux de Londres 2012, le skipper Damien Seguin incarne parfaitement les valeurs de sa discipline : l’authenticité, la conquête et la solidarité. En 2002, alors aux portes de l’Équipe de France de voile chez les « valides », Damien Seguin (né sans main gauche) découvre la voile paralympique, une discipline peu développée en France. Deux ans plus tard, il remporte la médaille d’or à Athènes, avant de décrocher l’argent à Pékin en 2008. Un palmarès agrémenté de 4 titres de champion du monde, le dernier lui ouvrant les portes des Jeux Paralympiques de Rio 2016.

Engagé en 2015 sur le Tour de France à la Voile en tant que skipper du bateau Fondation FDJ- « Des Pieds et des Mains », il témoignera de son parcours, de son engagement et de ses expériences le mercredi 17 février prochain lors de la première édition des Débats du Sport Solidaire, organisés par la Fondation FDJ et le Think tank Sport et Citoyenneté.

Mais l’appel des grands espaces est toujours présent. En parallèle de sa carrière paralympique, Damien Seguin s’inscrit sur le circuit des courses au large, participant notamment à deux Transat Jacques Vabre (avec une 2e place en 2011) et à deux Route du Rhum (8e place en 2014). En 2020, c’est au Vendée Globe qu’il rêve de s’attaquer, pour ce qui serait son premier tour du monde en solitaire et sans escale. Un sacré défi pour ce marin d’exception, et une formidable caisse de résonance pour le message qu’il porte depuis plus de 10 ans à travers son association « Des Pieds et Des Mains », dont l’objectif est de faire volet en éclat les préjugés sur le handicap.
Engagé en 2015 sur le Tour de France à la Voile en tant que skipper du bateau Fondation FDJ- « Des Pieds et des Mains », il témoignera de son parcours, de son engagement et de ses expériences le mercredi 17 février prochain lors de la première édition des Débats du Sport Solidaire, organisés par la Fondation FDJ et le Think tank Sport et Citoyenneté.

Les premiers « Débats du Sport Solidaire » traiteront de la pratique sportive des personnes en situation de handicap. Pour quelles raisons avez-vous accepté de témoigner lors de cet événement ?
DS : Il y en a plusieurs. Tout d’abord, je suis intimement convaincu des bienfaits du sport pour les personnes en situation de handicap, que ce soit sur la santé ou le mental. Or, je trouve qu’on communique encore trop peu et pas assez de manière positive sur ses bénéfices, sur ce que le sport peut apporter en termes de motricité, d’appropriation du handicap…
Ensuite, je pense qu’il y a une sorte « d’autocensure » de la part des personnes handicapées, en ce qui concerne leur capacité à prendre part à telle ou telle activité. Je le vois très bien lorsqu’on propose des initiations de voile à travers notre association « Des Pieds et Des Mains » (DPDM). Leur première réaction est souvent de dire que cette activité n’est pas faite pour eux. Il est donc important de casser les préjugés, de changer de regard sur le handicap. Pour reprendre l’exemple de la voile, on illustre ça en disant que le handicap reste à terre. C’est réellement le cas, puisque le fauteuil reste sur le ponton. On apprend ainsi à naviguer avec son handicap, on découvre de nouvelles façons de se mouvoir et de nouveaux espaces de liberté. Si mon histoire, mon parcours, ma notoriété peuvent permettre de diffuser ce message lors des Débats du Sport Solidaire, alors tant mieux.

C’est aussi ce message que vous portiez sur le Tour de France à la Voile 2015, en tant que skipper du bateau engagé par la fondation FDJ en partenariat avec votre association « Des pieds et des mains »
DS : Exactement. J’ai toujours couru avec ou contre les valides, que ce soit au Pôle France ou lors des courses aux larges. J’ai aussi participé deux fois au Tour de France à la Voile par le passé. Lorsqu’on a monté ce projet avec la Fondation FDJ, l’idée était d’engager un bateau en commun avec mon association DPDM, avec un équipage mixte, composé d’athlètes handisports et valides. Ce projet était à la fois sportif et solidaire, puisque qu’il s’inscrivait dans un plan plus large de promotion du sport pour les personnes handicapées. Le Tour de France à la Voile est une compétition qui se déroule le long des côtes, ce qui permet d’aller à la rencontre du public, notamment dans les villages départ/arrivée. Sur notre stand Fondation FDJ/DPDM, les gens pouvaient ainsi participer à des animations et découvrir le message que nous portions à travers ce projet, à savoir « Changer de regard sur le handicap ». C’était d’ailleurs marqué sur la voile de notre bateau !

L’un des objectifs des Débats du Sport Solidaire est de proposer des pistes de réflexion pour passer outre les barrières identifiées et développer la pratique de tous les jours. Quelles seraient vos idées sur ce sujet ?
DS : Je pense que l’on « surprotège » encore un peu trop les personnes les plus fragiles, et notamment les personnes handicapées. Cela entraîne un manque de confiance en soi, dans sa capacité à faire. Le sport apparaît comme quelque chose d’inaccessible. Le message que j’essaie de passer, c’est celui d’oser. Il faut oser pousser les portes des clubs de sport, oser se projeter avec son handicap, oser se diriger vers des disciplines, des activités qui semblent inaccessibles. Le plaisir et les bénéfices que l’on en retire sont immenses.
Je pense qu’il faut sans cesse diffuser ce message, auprès de tous : les personnes handicapées, mais aussi leur entourage, leur famille, le monde de l’entreprise, le monde médico-social… Tous les moyens de communications sont bons pour le faire. Par exemple, je me déplace souvent dans les écoles. On parle de mon parcours, de mon quotidien de sportif de haut niveau, de mon handicap. C’est important car de plus en plus d’enfants handicapés sont scolarisés en milieu ordinaire. Les élèves sont ou seront confrontés au handicap, et il est nécessaire qu’ils puissent en parler. Je suis très à l’aise avec mon handicap, je plaisante facilement autour de ça, ce qui permet d’engager la conversation, de délier les langues et de briser les tabous. L’école est primordiale pour changer le regard sur le handicap.

Justement, pensez-vous que les sportifs ont un rôle à jouer pour faire avancer des débats de société ?
DS : Oui, sans aucun doute. On a la chance de faire du sport de haut niveau, de vivre de notre passion. On a beaucoup travaillé pour atteindre ce niveau, mais l’État, les collectivités publiques nous ont aussi beaucoup soutenus. L’une des contreparties à mes yeux, c’est de transmettre notre passion, notamment aux plus jeunes. On est en quelque sorte une vitrine du sport français, des exemples de réussite. Moi en plus, j’ai un handicap, un statut particulier, que j’essaye de véhiculer de manière positive. Notre voix porte, donc il ne faut pas hésiter à la mettre au service de débats de société !

L’association « Des Pieds et des Mains » a été créée en 2005 par Damien Seguin. Son objectif est de rendre accessible la voile aux personnes à mobilité réduite. La promotion du handinautisme et de la mixité dans les structures nautiques adaptées, au cœur même des clubs existants, est l’une de ses priorités.
www.damienseguin.fr
www.despiedsetdesmains.fr


« Les Débats du Sport Solidaire » répondent à la volonté de la Fondation d’entreprise FDJ de créer un rendez-vous régulier pour échanger autour du sport et du rôle qu’il joue dans la société.
Initiés par la Fondation d’entreprise FDJ associée au think tank Sport et Citoyenneté, les Débats du Sport Solidaire s’intéressent en 2016 au sport et aux handicaps.

En présence de champions, de grands témoins et d’experts,
cet évènement dévoilera les résultats d’une étude inédite :

« La pratique sportive des personnes en situation de handicap : enjeux et perspectives »

Des pistes d’actions concrètes recommandées par un collège d’experts seront alors présentées.

Mercredi 17 février

à partir de 18h30

au Comité National Olympique et Sportif Français

1 avenue Pierre de Coubertin

75013 – Paris

Inscription


 

Contact : lesdebatsdusportsolidaire@gmail.com

Plus d’informations : www.lesdebatsdusportsolidaire.com

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